Les trois jours suivants furent rythmés par des réunions et des allers et retours discrets dans le quartier afin de dégotter des outils médicaux plus performants. La dernière réunion de la journée pointait le bout de son nez, Armin, Jean, Sasha et Mikasa discutaient à propos de l'état d'Eren. Tous autour de la table éprouvaient une confiance aveugle envers lui mais Jean soumit l'idée – invraisemblable – d'un scénario dans lequel Eren déciderait pour une raison ou une autre de suivre son aîné. Mikasa monta dans les tours, il était inconcevable que son meilleur ami se laisse berner dans une entreprise aussi chaotique :
« Il restera à nos côtés j'vous dis !
— Mais réfléchis une seconde Mika ! Sieg connaît l'Histoire de notre peuple ! De toute manière, Eren nous a dit qu'il avait accès au Chemin, Eren aura juste à feinter de rejoindre son camp et une fois dans l'Axe, il le neutralise !
— Sans vouloir enfoncer le couteau dans la plaie... Eren s'est toujours fait dépasser par Sieg, quoiqu'il fasse. Murmura Armin en fixant un point invisible.
Soudain, des pas descendirent les escaliers de l'auberge, des pas boiteux. L'escouade se redressa promptement et Sasha décala par réflexe une chaise pour Livaï :
— Continuez, ça avait l'air intéressant.
— Est-ce que ça va, ta jambe ?
— Elle ne me rend pas encore sourd alors oui, je tiens le coup. Continuez ce que vous disiez.
— Pour toi Livaï... Est-ce qu'Eren a des chances de suivre son frère ?
— Non. Protesta-t-il d'une voix menaçante.
— Tu lui as parlé toi, à Sieg. Il est comment ? Convaincant ?
— Arrogant. Eren ne le suivra pas.
— Livaï, je sais que l'idée ne te plaît pas mais-
— Il ne le suivra pas. Insista-t-il le regard plus froid. Vous savez que dès qu'il ferme les yeux, il pleure ? Le sommeil lui-même ne l'apaise plus. Vous voyez ça ? Livaï leva sa main gauche où un hématome violacé tachait son poignet. Il me serre tellement fort le poignet que j'ai l'impression qu'un jour il me le brisera. Si ça arrive, je refuserais de lui en vouloir. Quoiqu'il se passe, on ne l'abandonne pas.
— Ça va d'soi mais boss, Eren est un électron libre. Il a beau être attaché à nous, il n'a jamais fait moins que ce que sa volonté lui dictait.
En ces mots, Jean vit juste et tout le monde autour de la table le reconnaissait. Un instant de silence leur permit de reprendre leurs esprits avant qu'Armin ne reprenne :
— Des nouvelles de Paradis ? De ce qui s'y passe ?
— D'après Hitch, le peuple perd patience, certains pensent qu'on les abandonnera. Pourtant mes correspondances sont détaillées au maximum, aucun secret n'est gardé pour notre population.
— Bien, répondit Livaï. C'est quoi le véritable problème ?
— Le plan de Sieg inquiète l'île et à raison. Par contre... Étonnement, certains le qualifient de trop « miséricordieux » pour ce que le monde nous a fait subir. D'aucuns disent qu'il faudrait se venger et que ce ne soit pas à nous de nous sacrifier une ultime fois.
— Tch ! Bah bravo ! Lui qui parlait de « briser le cycle », ce macaque a brillamment réussi à énerver notre peuple plus qu'il ne l'est déjà. Croyez-moi, avec ou sans jambes, j'vais m'le faire.
— Calmos patron ! Ce ne sont que des bruits de couloir ! Armin, ce n'est pas ce que tu as reçu officiellement dans leurs réponses ? Si ? Questionna vivement Jean.
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Ce que nous avons ignoré.
FanfictionA JOUR !! Il y a cent ans, l'humanité a connu la peur et l'humiliation de vivre comme du bétail enfermé dans des murs d'enceinte de cinquante mètres de haut. La terreur de n'être qu'une espèce dominée. Les seuls à voir ce vaste monde sont les s...
