Il allait tourner encore longtemps en rond ? Il me foutait le tournis à faire les cent pas dans ma piaule. Bordel pourquoi il venait toujours squatter la mienne ? :
« Eren arrête de gesticuler partout... Réexpliques moi plutôt qui sont ces gens.
— Cette femme a dit qu'ils étaient des genres de mercenaires d'au-delà des murs. D'après eux, ils viendraient nous aider ou je n'sais quoi. T'y crois toi ? L'arrogance de ces types est totale !
— Je dois avouer que leurs mots sont forts je suis assez d'accord. Je suis assez curieux pour connaître leur plan afin d'y parvenir... Penses bien que pour l'instant ils n'ont lancé aucune attaque, Eren, avec leur arsenal ils auraient pu le faire depuis belle lurette.
— Breef, que l'île prenne la responsabilité de les accueillir n'est pas de mon fait ! Je dois continuer de réfléchir à mon plan !
— Tch ! En parlant de ça, avec quat'yeux nous t'avons confectionné plusieurs tenues. Sasha a dessiné des esquisses, je suis certain que ça te plaira. Eren se stoppa dans sa ronde, le regard attentif il se mit à redresser le menton, curieux.
— Alors... Je suis plutôt le mendiant ou le dirigeant ?
— Tu verras. Suis moi. »
...
J'entrais dans l'atelier, le sourire en coin. Depuis que Sasha produisait les vêtements de l'armée, elle se plaisait comme si elle avait été née pour ça. J'observais les patrons éparpillés sur les tables, des tenues dignes des plus grandes réceptions décoraient les murs. Les filles se surpassaient, j'étais complètement épaté de tant d'efforts :
« Sasha ! Nous sommes là !
— J-je suis ici ! Merde le rouleau à papier ! Livaï tu peux le ramasser s'il-te-plaît ?
— Sacré bordel Sasha ! Tu comptes habiller toute l'île ou quoi ?
— Eh ! En attendant, ce sera grâce à moi que tu ressembleras à un prince Eren ! Ramènes toi plutôt, j'ai trois tenues pour toi !
— Je peux jeter un coup d'œil dans les croquis Sasha ?
— Sans les mélanger s'il-te-plaît Livaï ! Je plissais le regard d'un air suspicieux, parce que là elle considérait que c'était ordonné ? Bon ! Pour le premier croquis, les formes sont plutôt basiques Ren. Rien d'extravagant mais nous restons dans l'élégance et la distinction. Le costume sera fait d'un tissu élastique, il te permettra d'agir en toute aisance. Le semblant de matière de soie rendra le vêtement expansif, tu aimes ?
— Heu... Tu sais que j'apprécie les choses simples Sasha ?
— Alors oublies ça, pour la prochaine tenue et toutes les autres ! Je t'ai toujours vu comme un genre de mécène dans une vie antérieure. Ta grande silhouette, ton visage harmonieux et ton regard énigmatique attirent les autres. Cette tenue mérite des retouches mais le gros est fait ! Elle lui tendit le second croquis, celui-ci montrait une longue toge en lin blanc maculé, par dessus, revêtait une sorte de veste ample d'une matière transparente. Le pantalon me semblait être d'une matière plus épaisse, du cuir beige peut-être ? Ou plutôt du satin ? Bon dieu que je ne n'y connaissais rien dans le stylisme ! Le détail que j'appréciais ici, c'était la fleur émeraude sur son cœur, elle reflétait la simplicité dans l'immensité de l'extravagance. Sasha était très doutée, sa création reflétait tout à fait Eren.
— Sasha ? C'est pour qui ça ? Je tendis les deux croquis que j'avais récemment aperçu sur une autre table.
— Le premier pour Hange, le second pour Mikasa.
— Attends, comment ça ? Sasha sautillait comme une enfant avant de crier dans tout l'atelier.
— Les gars ! Vous pouvez sortir ! Un léger grondement fit trembler la table devant nous, soudain je vis Jean, Mikasa, Hava, Adel, Mora et Floch sortirent de la cachette.
— Punaise j'ai bien cru que tu nous avais oublié Sasha ! J'peux voir nos tenues maintenant ? Dis, s'il-te-plaît !
— Calmes toi Adel, j'ai posé les vôtres sur la table d'en face.
— J'peux savoir c'est quoi le merdier ? Sasha ? Eren n'appréciait pas de voir que Sasha s'était donnée à cœur joie pour confectionner les tenues de toute l'équipe.
— Pour une entrée, c'en est une. Bien joué Sasha. Dis-je en empoignant allégrement la main de la styliste en cheffe d'un regard complice.
— J'vous signale que je suis toujours là, devant vous et que personne ne daigne à me dire ce qui est en train de se passer ! Les gars oh ! Se plaignit la star du jour.
— Tu crois quand même pas que tu seras le seul à profiter de ces incroyables tenues Eren ? Je veux pouvoir mettre une fois dans ma vie une robe, une robe si longue qu'on devra tenir la traîne !
— Eren mon ami, tu ne seras pas le seul à partir là-bas. On ne te laissera pas !
— Cesses ton romantisme Jean, ça te plaît bien de me voir organiser une opération suicide à mon image... Tu ne m'auras plus dans les pattes avec un peu de chance.
— Je ne nie pas ce point mais le faire à plusieurs tu conviendras que c'est plus marrant non ?
— Eren, nous nous sommes tous confortés dans l'idée de t'accompagner. Que tu le veuilles ou non, notre présence est déjà actée sur les papiers, le général-en-chef a donné son accord, déclarai-je d'un ton plus sérieux.
— Quoi ?!
— Bon, pour certains, tenir une couverture relève plus d'un jeu que d'une vraie mission de guerre mais peu importe ! Il te faudra du soutien, de la crédibilité et des alibis. Cette mission sera la meilleure que nous aurions jamais faite, j'ai tellement hâte ! De toute manière je sacrifie bien trop de nuits pour que vous ne portiez pas mes chefs d'œuvres.
— Vous êtes-
— Complètement irresponsables, j'te le fais pas dire, rajoutai-je en affichant un rictus.
— Bon Dieu ! Je n'ai pas de plan les gars !
— Depuis quand un de nos plans a réellement fonctionné hein ? On décide des grandes lignes, on improvise et tout capote. C'est comme ça qu'on fonctionne Eren ! S'exclama Jean.
— Oui bah si possible, faites que nous capotions le camp adverse et non le notre, bouda-t-il. Livaï, t'étais au courant de ça ?
— Affirmatif capitaine.
— Depuis quand ?
— Assez pour que tu ne t'en rendes pas compte. C'est fou à quel point tu ne penses qu'à toi.
— C'est d'ma faute maintenant ?
— On s'en fout les gars, ce qui compte c'est de savoir combien nous iront ces tenues. Sasha, je veux être une ambassadrice !
— Une ambassadrice de la torture ouai ! Tu te prends pour qui Hava ?
— Ferme là Floch ! »
C'est ainsi que nous nous condamnions à une mort certaine, nous, les téméraires du Bataillon.
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Ce que nous avons ignoré.
FanfictionA JOUR !! Il y a cent ans, l'humanité a connu la peur et l'humiliation de vivre comme du bétail enfermé dans des murs d'enceinte de cinquante mètres de haut. La terreur de n'être qu'une espèce dominée. Les seuls à voir ce vaste monde sont les s...
