Je dois te dire...

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Ce même jour ce ne fut pas qu'une seule promesse qui avait été prédite mais deux. Qui l'eut crut dans un monde aussi chaotique que le mien ? Planté devant Hange et Livaï, la.e major.e confirma les premiers signes de reprise nerveuse ; la régénération était lente, largement plus laborieuse que celle d'un détenteur et en prime, elle n'avait agi que sur une jambe. Peu importe, c'était bien plus que ce qu'il avait imaginé et pour moi ça signifiait tout. Livaï ne sera pas guéri en une semaine, peut-être pas en un mois, voire sans doute jamais complètement. Il s'y était préparé ; à moi de l'accepter désormais.

J'avais réussi : sa condamnation avait reculé.

Hange nous avait conseillé de nous endormir tôt pour pouvoir suivre ne serait-ce que le plan de la réunion de demain. Je n'avais pas assumé lui parler plus que nécessaire, en fait, je ne lui avais pas parlé du tout. Pas directement. Toutes mes phrases étaient passées par Hange, éternellement condamné.e à supporter notre lâcheté.

En revenant dans ma chambre, c'est en me lavant les mains que je ressentis quelque chose d'étrange. Mon reflet me paraissait moins, vivant. Mes pupilles avaient pris une teinte plus sombre et pourtant, je sentais mon acuité visuelle s'améliorer. Je voyais des détails sur le bois verni de la commode que je n'avais jamais remarqué, les particules de poussière m'étaient également visibles et purée, la pièce était rempli de particules qui mettrait Livaï en état de démence. Je pris une grande inspiration et acceptai de fermer les yeux le temps d'une nuit de plus...

...

Eren rêva, du moins, il crut que ce fut le cas. Il revit par des sortes de flashs le moment de la transfusion, sauf que dans sa vision, Livaï n'était pas allongé, il se tenait debout, nu. Derrière lui se tenait une silhouette gigantesque : un titan. Le géant eut une carrure familière mais complètement déformée, comme s'il avait été habité par deux entités distinctes. Alors Eren avança un pas de plus, incapable de savoir s'il s'agissait de lui ou d'autre chose. Avant même qu'il n'ait pu tendre le bras vers Livaï, son bras se trancha net et en sursaut, il se réveilla apeuré. Un goût métallique se coinça dans sa gorge et il sentit des picotements inconnus dans l'entièreté de sa colonne vertébrale. Il glissa une main dans son dos, pensant qu'il avait provoqué une excroissance ; il n'en fut rien. Pas de transformation. Malgré tout, il savait que sa physiologie avait réagi à quelque chose, ou à quelqu'un. Le tout était qu'il sache si cela faisait partie du monde physique ou non.

Le lendemain, au rez-de-chaussé, l'équipe s'était réunie. Livaï cachait encore aux autres la semi-régénération miracle de sa jambe droite. Il continuait d'utiliser les béquilles. Ah, ce détail aussi, tous le remarquèrent : une jambe avait disparu. Jean fut le premier à remarquer la récente amputation mais il se tut. Sasha ne le remarqua qu'à l'instant où Historia lui tapota le coude discrètement. Pour le reste du groupe, Mikasa eut une réaction qui ne dépassa pas le frémissement timide de la commissure des lèvres. Enfin tous et toutes à l'heure, Hange annonça les festivités pour l'évènement à venir :

Ce que nous avons ignoré.Des histoires addictives. Découvrez maintenant