L'odeur empestait la moitié de l'étage et alors que l'aube se levait à peine, aucun du goupe ne savait si ça puait d'abord le vomi ou le sang ; ce qui était sur, c'est que ces effluves venaient de la chambre de l'ex-caporal. Mikasa courut vers la chambre du blessé en étant suivie de près de Sasha, elles comptèrent enfoncer la porte mais celle-ci se dressait déjà grande ouverte sur une vue des plus pitoyables :
« Livaï ? Oh merde ! Mika, redresses le ! Je vais chercher le matos ! Sasha ne perdit pas une seconde de plus.
— Bon sang, qu'est-ce qui s'est passé chef ? Chuchota la soldate à elle-même. Livaï... Eh, réveilles toi. »
Dans une grande délicatesse, elle tendit une main vers les draps puis s'agenouilla lentement en craignant ce qu'elle découvrirait. Sans un mot, elle tira le drap en inspirant lourdement. Dans un choc muet, elle vit les bandages trempés d'un rouge vif du genou encore valide et une trace verdâtre d'un récent vomi. Le sang avait recommencé à suinter :
« Hange arrive Mika ! J'ai les désinfectants et les bandages ! En arrivant au niveau de son amie, Sasha eut un cri d'effroi. I-Il est mort ?!
— Non il respire. On s'active. On le déplace au sol et on le soigne, maintenant !
— Go ! »
En quelques minutes Hange rejoignit l'étage avec le reste du matériel. Iel ne frappa pas, en voyant le corps de Livaï manipuler par les deux soldates, Hange eut un frisson dans son échine. Elle posa sa lourde besace sur le sol et prit le relai. Une première seringue de morphine fut plantée dans la cuisse du souffrant, une seconde pour prélever son sang. Sasha remarqua la fatigue évidente de leur major, de celle qui défigurait à vue d'œil :
« S-Sa plaie Hange ! Elle est totalement infectée !
— Je vois la même chose que vous ! Putain ! Mais qu'est-ce qu'il a foutu ?! Les bandages furent découpés avec agilité et les fioles désinfectants coulaient à flot sur la blessure putride.
— Nous l'avons trouvé comme ça en entrant ! C'est Mika qui a commencé à sentir une odeur étrange et je l'ai suivi par précaution.
— Vous avez bien fait ! Meeerde ! La plaie est en putréfaction ! Hange se pencha vers le visage de son ami et huma une forte odeur d'alcool. Il a bu ? P'tain il a bu !
— Et vomi, apparemment. Rajouta la noiraude en pointant du menton les draps souillés. Tu n'as rien entendu cette nuit ?
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Ce que nous avons ignoré.
Fiksi PenggemarA JOUR !! Il y a cent ans, l'humanité a connu la peur et l'humiliation de vivre comme du bétail enfermé dans des murs d'enceinte de cinquante mètres de haut. La terreur de n'être qu'une espèce dominée. Les seuls à voir ce vaste monde sont les s...
