.Soraya.
Je m'étirai doucement, mes os firent un craquement, je soupirai. Faudrait que je pense à reprendre la gym! Depuis mon mariage, j'avais arrêté. Rafaël trouvait que c'était risqué, le sport pour quelqu'un de mon état.
- Tu souffre d'amnésie Soraya! Imagine, sur le tapis de course que tu rates un pied, et tu te fais une chute? Ça risquerait d'empirer ton état. Avait-il répondu.
Pourtant, quand j'ai surfé sur le web, et pianoté : le sport pour personne ayant des troubles poste-traumatique, Edge me répondait ceci : 🔎Une activité physique régulière diminue les symptômes des personnes dépressives et anxieuses. Pour beaucoup de patients, ce serait même le traitement le plus efficace et le plus sain. Alors, cela m'intriguait les techniques psychanalytiques de Rafaël.
- Tu ne vas pas travailler aujourd'hui ? S'éleva sa voix
- On est Dimanche Rafaël.
- Et alors, je croyais que tu ouvrais tout même ton agence événementielle.
- Je suis fatiguée.
- Tu vas rester ici tout seul ? J'ai un planning chargé à la clinique, jusqu'à midi, et ensuite je dois animé une conférence aux salles du club de Pétion-ville à certains étudiants en médecine de Quisqueya je crois !
- Oui je resterai ici.
- Ce sera pratiquement tout les dimanches, le prochain week-end, un congrès de rencontres professionnels dans le champ de la santé mentale et du médico-social se tiendra à Miami, entre dix-sept heures et dix-neuf heures, et je serai le coryphé. Fit-il fièrement.
- Extraordinaire. Mes félicitations Rafaël. Dis-je d'un ton morne.
- Tu veux venir.
- Non.
Il eut un air embêté, il réagissait toujours comme-ça, dès que je m'appretais à rester seule toute une journée dans cet appartement. À croire qu'il avait peur que je tombe sur quelque chose.
- Il faut que tu sortes Soraya! Tu ne peux pas rester cloîtré ici seule. Insista-t-il
- J'irai prendre une glace plus tard avec Deborah.
- Entendue mon amour. Je file. Je vais être en retard. J'ai mon premier meeting à huit heures cinquante et il est déjà sept heures.
Il s'approcha, m'embrassa et disparut du luxueux appartement. J'entendis le moteur de sa voiture s'éloignée. Depuis mon évanouissement à la clinique de Rafaël, j'avais été victime de violentes migraines, qui ne m'avait même pas laissé l'opportunité de penser. Mon époux, m'avait en urgence, une fois à la maison préparé des thés qui m'avaient rendu somnolentes. Le lendemain, je m'étais réveillée avec des sensations étranges, j'avais été au bureau comme une automate, et une fois à la maison, j'avais essayé de prier, mais je m'étais fait surprendre par Rafaël.
Ensuite, et au moins maintenant, depuis quarante-huit heures, en plus du livre, je me berçais des baisers de Nathann, de cette matinée, qui par ma faute avait tourné au vinaigre. Un goût délectable, un sweet paradise, un doux forelsket! Une liberté euphorisant, des tas de sensations et de sentiments qui timidement faisait accélérer mon cœur, et mon âme valsait....
Après Nathann, les seules émotions positives que j'avais ressentis aussi intensément, était mes moments de bicyclettes à Furcy et à kenscoff avec Grand-père, et des notre retour, il me régalait toujours une crème glacée surprise, qu'il gardait dans son congélateur personnel ! Il me manquait Grand-père, et j'avais envie de le voir, une phrase du livre de Nathann resonna au creux de ma tête: Les meilleures décisions ne sont pas prises avec votre esprit, mais avec votre instinct, donc une décision prise promptement souvent triomphe. L'hésitation est souvent source d'échec...
Je me levai d'un bond, mit en musique stolen heart de Henry and the waiter et décidai promptement, que j'irai lui rendre visite. Un an...Un que l'on ne s'était pas vue. Il me manquait, ses cheveux gris poivrés , son ton bienveillant, ses étreintes, ses baisés au front, ses petites blagues! Il avait un caractère assez difficile, une temperance étonnante, il était discret et peu bavard souvent, mais ne manquait jamais de m'en donner de l'affection.
Rapidement, je fis valser mes pas vers la douche en fredonnant, je ressortis des minutes plus tard, me vêtis, croquai quelques baguettes et du Nutella, puis abandonnai les murs du domicile. Je grimpai ma Landcruiser, ranimai mon moteur et empruntai, l'itinéraire de la Route Nationale no 1 vers le nord, je mis en musique Faster car de Loving caliber, fis le plein, me permit de m'acheter un plat de poulet aux noix de cajou bien assaisonné, en passant par Saint-Marc ! La voie était libre, je fis la légère imprudence de lâcher le volant pendant quelques brèves secondes en mêlant ma voix à celle du chanteur! Je pris goût à ce parfum de liberté et d'allégresse. Ow, que j'adorais conduire, j'adorais m'enjailler sur du bon son, et croquer la vie.
L'état de la route n'effraya pas les roues de ma jolie Landcruiser ! Merci à grand-père, qui m'a appris à être une grande pilote. Il m'enseignait souvent à conduire, une vraie femme au volant, est une femme qui ose se jeter dans le monde! En chemin, je pus observer de superbes panoramas, des montagnes et des montagnes, ainsi que quelques villages. pour aboutir au Cap-Haïtien!
Le changement d'air, déjà me procurait du bien. Je vérifiai ma montre, il était déjà quatorze heures! L'ancienne fief historique de l'armée de Toussaint Louverture, et du Roi Henri Christophe, m'accueillie avec un soleil tapant et une confirmation de jeunes filles, depuis la cathédrale de Notre-Dame du Cap-Haitien. Grand-père avait acheté une jolie propriété en hauteur, qui offrait une très belle vue sur la ville et sur la mer. Elle était située à quelques minutes de l'hôtel Boutique. Bien que ce trajet de quatres heures de temps m'avait totalement harassés, je fis un maximum d'effort, en espérant d'y atterrir, en moins d'une demi-heure. Mon voeu fut exaucé. En vingt minutes, se dressait en face de moi, une jolie résidence de standing, construit sur deux niveaux. J'expirai bruyamment, descendis et fis glisser la porte coulissante chromée. Je remontai, et rentrai habilement mon véhicule. En face de moi, un homme sexagénaire, debout en bermuda de coton crème et chemise Royabelle, main sur les hanches, cherchait à comprendre, l'intrus qui s'était immiscée chez lui. Je tuai le ronflement du moteur, puis ouvris la portière. Mes pas foulèrent le sol en adoquin, je m'avançai face à lui, un an s'était écroulé...
- Coucou grand-père .
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.Antrav.
RomanceSelon Soraya la plupart des hommes sont des connards, mais les femmes ... hm .. les femmes, elles ? Elles sont mille fois pires.... Soraya,n'a jamais été amoureuse, pourtant elle n'a de yeux que pour son mari...Tout par et pour son Rafaël....
