Aphrodite bougea la tête. Quelque chose lui chatouillait la joue avec insistance. Elle tourna brutalement la tête avant d'ouvrir les yeux.
- Et bien, quand même ! lui dit une voix familière.
- Milo ? Qu'est-ce que tu fais chez moi ?
- Chez toi ? s'étonna Milo. Oh, ouvre un peu plus les yeux !
Aphrodite regarda autour d'elle. La surprise sembla couper sa respiration. Il n'y avait rien et tout était délabré autour d'elle. Milo s'écarta un peu pour que la jeune fille puisse se redresser. Mais elle n'y parvint pas. Milo retira la couverture posée sur Aphrodite. Il fut saisit en voyant que cette dernière était pieds et poings liés.
- Mais ils sont malades ! commenta celle-ci d'une voix presqu'effrayée en se rappelant ce qui s'était passé.
Elle chercha autour d'elle. Où se trouvait le policier. Elle essaya de se retourner alors que Milo tentait déjà de libérer ses poignets.
- L'agent Libra était avec moi !
- On le trouvera.
- « On » ? Tu n'es pas venu seul ?
- Je suis venu avec tes amis.
Aphrodite se détendit. Si ses amis étaient là alors tout irait bien. Milo l'aida à s'asseoir. Les mains posées sur ses cuisses dénudées, sa jupe s'était relevée, Aphrodite expliqua à Milo ce qui s'était passé tandis que ce dernier essayait tant bien que mal de défaire ce maudit nœud qui entravait ses poignets.
Aphrodite sentit la main de Milo frôler sa cuisse. Elle sentit ses joues chauffer en pensant à la seule personne qui avait posé ses mains à cet endroit, DM. Elle sentit son cœur s'accélérer en repensant à ces moments d'intimité passés avec lui. Il lui manquait. Quelle idiote de lui avoir demandé si leur rendez-vous du lundi matin tenait toujours. Il lui avait que ce n'était plus nécessaire, et elle, elle avait acquiescé.
- Quoi ?! s'exclama-t-elle en sortant subitement de sa rêverie. Tu veux quoi ?!
- Que tu écartes un peu les jambes. Je vais essayer quelque chose.
Aphrodite passa totalement en mode écarlate. Devant son immobilité et son silence, Milo releva la tête. Il mit encore un moment avant de réaliser ce qu'il avait dit. Il passa lui-aussi en mode écarlate avant de bafouiller des « ce n'est pas c'que tu crois ». Du coup, Milo se tut tout en continuant d'essayer de défaire le nœud. Quelle andouille de lui avoir demandé d'écarter les jambes alors que...
Sans lui demander son accord, Milo attrapa la jupe de la jeune fille pour la redescendre sur ses cuisses.
- Ça va comme ça ? lui demanda Milo pour qu'Aphrodite se sente plus à l'aise.
- Ça ne te gênait pas ? lui demanda celle-ci après un silence gêné.
- Oh, tu sais, moi, les cuisses des filles...
- Tu préfères celles des garçons ? (Milo rougit davantage). Et d'un garçon en particuliers ? Tu lui as dit ?
- C-c'est... compliqué...
Milo n'eut pas le temps d'en dire d'avantage, ni de réagir d'ailleurs. Il sentit un coup violent s'abattre sur sa tête. Il se sentit chuter sur le côté, sans force. Sa vue s'obscurcit subitement alors qu'il avait l'impression que son sang lui martelait le cerveau.
- Milo ! entendit-il mais il était incapable de bouger.
Aphrodite n'avait rien vu. Milo avait été projeté sur le côté sans même qu'elle ait le temps de le prévenir. Son rythme cardiaque faisait la course dans sa poitrine. Son regard ne pouvait se détacher de Milo, allongé au sol, la tête en sang, à cause d'elle. Elle releva son regard pour le poser sur l'agresseur de Milo. Ou plutôt son agresseuse.
- Mais... mais tu es complètement folle ! s'écria Aphrodite à l'encontre de celle qui l'avait élevée.
- C'est uniquement de ta faute, gronda sa mère en lui parlant comme à une enfant de six ans. Si tu ne traînais pas avec des voyous, tu n'en serais pas là.
Elle laissa tomber le bâton ensanglanté sur le sol poussiéreux. Elle s'accroupit devant Aphrodite.
- Tu n'as pas été très gentille, ces derniers temps, ma puce. Tu comprends donc que tu doives être punie.
Elle voulut passer sa main dans les cheveux d'Aphrodite. Mais celle-ci se pencha sur le côté pour éviter la caresse.
- Après tout ce que j'ai fait pour toi ! hurla sa mère en giflant la jeune fille.
- Pour moi ! répéta Aphrodite en se redressant comme elle put. Vous m'avez enlevée ! Où sont mes vrais parents ?
Aphrodite laissa couler ses larmes mais son regard bleu foudroyait la femme qui se trouvait devant elle.
- Eux, répondit-elle avec dégoût, ils n'auraient pas su prendre soin de toi, comme j'ai su le faire, ma petite poupée.
Sa mère posa la main sur les chevilles de la jeune fille et elle se saisit d'un bout de la corde qui lui entravait les chevilles. Aussitôt la corde prit vie sous le regard stupéfait d'Aphrodite, libérant les chevilles. Sans lâcher la corde qui continuait de se mouvoir comme un serpent, la femme saisit Aphrodite par le bras et elle l'obligea à se lever. La jeune fille ne vit que maintenant le trou sombre dans le sol qui avait entrainé avec lui une partie du mur. Elle tira de son côté pour tenter de se libérer. Elle avait peur de deviner ce que cette folle avait l'intention de faire.
- Tu n'es qu'une petite ingrate !
La corde s'enroula autour des jambes de la jeune fille. Aphrodite s'écroula au sol, de nouveau immobilisée.
- C'est pour ton bien, lui dit sa mère. Je ne peux pas te laisser traîner avec des voyous.
Elle entreprit de traîner la jeune fille alors que celle-ci continuait de se débattre.
Une ombre surgit soudain, empoignant la femme par les bras pour l'envoyer loin d'Aphrodite. Celle-ci tourna la tête. Camus et Mô s'accroupissaient déjà auprès de leur amie. Ses larmes coulèrent de nouveau. Elle était tellement contente de les voir.
- Milo ! s'exclama-t-elle soudain alors que Camus essayait, à son tour, de la libérer.
Il tourna la tête en même temps que Mô dans la direction montrée par le regard de leur amie. Le jeune homme sentit son cœur se comprimer subitement dans sa poitrine en voyant Milo étendu au sol, la tête en sang. Il pensa d'un seul coup à tous ces moments passés avec ses amis et qu'il aurait pu avoir avec lui, si seulement il n'avait pas été assez stupide pour refuser son amitié.
Il voulut se relever mais Mô l'en empêcha.
- Je m'occupe de lui, lui dit-elle en se levant à son tour. Finis de détacher Aphrodite.
Elle s'accroupit auprès de Milo en priant pour qu'il soit encore... Elle soupira, Milo venait d'avoir une légère réaction lorsqu'elle avait posé la main sur son épaule.
- Ne bouge pas, lui dit-elle avec douceur, je vais atténuer ça.
Elle posa sa main sur la blessure. Milo se laissa aller à cette douce chaleur qui apaisait sa douleur.
- Donne-moi tes mains, dit Camus à la jeune fille tout en jetant des coups d'œil à Milo et Mô.
Elle s'exécuta mais cette fois, elle garda un œil sur sa « mère ». Elle baissa les yeux un instant en sentant du froid envahir ses poignets. Camus avait posé son doigt sur la corde et celle-ci gelait.
- Camus !
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Etablissements Scolaires Sanctuary (Saint Seiya)
FanfictionEt si les constellations n'existaient plus, oubliées à jamais. Et si les dieux avaient disparu, faute de se souvenir et de croire en eux, faute de les aimer. Que deviendraient alors les Saints ? Les personnages présents appartiennent à Masami Kuruma...
