Le retour fut un peu plus ardu. Ils n'avaient trouvé aucun grand sac dans l'appartement. Ceux-ci avaient été utilisés la veille pour transporter les aliments chez Milo. Les deux jeunes gens portaient donc chacun un enfant sur le dos et Hadès dut s'y résoudre, c'est Camus qui le porterait alors que l'enfant aurait préféré être porté par Minos. « Désolé, mon bonhomme, mais tu es un chouille plus lourd que Myu ». Mais le petit brun ne voyait pas le rapport entre son poids et le fait d'être porté par le jeune homme.
Donc, de gros coussins dépassaient de toutes les mains. Autant dire que les arrêts furent fréquents pour ramasser les oreillers d'une part et pour se reposer un peu le dos, surtout Minos qui n'avait pas l'habitude de porter un enfant de cette façon... ou d'en porter un tout court. Camus ne lui avait fait aucune remarque, lui-même commençait à trouver le chemin du retour très long.
Pour le comble, ce ne fut qu'une fois arrivés en vue de la maison qu'Ayoros s'apprêtait à prendre sa voiture pour les rejoindre. En les apercevant, le surveillant général abandonna l'idée de prendre son véhicule pour rejoindre la petite troupe à pied. Il ne fit aucun commentaire, contrairement à Minos, il se contenta de soulager la jeune fille de sa charge, après tout, accrochés sur le dos des deux jeunes gens, les enfants ne risquaient rien.
Dans la maison, Aphrodite et Milo étaient toutes les deux surexcitées et Ayoros eut quelques difficultés pour récupérer les clés de l'appartement. Ils durent laisser les coussins par terre, dans l'entrée, pour pouvoir suivre les deux filles jusqu'au salon. Ils furent plutôt surpris de découvrir Shaka et Mô assis sur la banquette. Myu fut le premier à réagir, il avait trop d'énergie cet enfant, et il sauta au cou de la jeune fille, se l'accaparant totalement. Ayoros avait fini par se ranger à l'avis du jeune bouddhiste. Ce dernier pensait que Mô serait mieux hors de l'hôpital pour se remettre. D'autant qu'elle allait bien physiquement seulement l'hôpital était un nid de souffrances et de chagrins qui influait fortement sur l'empathie de la jeune fille et Shaka ne pouvait pas rester continuellement près d'elle.
Mô s'était déjà isolée avec les deux enfants. Oh, pas bien loin. Ils s'étaient tous les trois installés par terre sous le globe de verre qui avait servi de Lune un soir...
Hadès voulait que Mô vienne faire la classe dès lundi, puisqu'elle était réveillée. Il n'aimait pas la nouvelle maîtresse, elle ne comprenait rien. Il eut du mal à accepter qu'elle ne viendrait pas, même s'il avait fini par comprendre que la jeune fille avait oublié certaines choses. Il voulait qu'elle promette de revenir mais Mô se contenta de promettre d'essayer. Et le garçon avait parfaitement saisi la nuance. L'enfant porta son regard un instant sur un espace vide du salon. Enfin, pas vide pour tout le monde, parce qu'il les voyait. Ils étaient deux maintenant. Et c'était de sa faute, à la Mort, si Mô avait oublié, parce qu'il avait voulu la tuer. Contrarié, Hadès entraîna Camus et Myu dans la chambre de ce dernier avec les coussins.
- T'aurai pu lui promettre de revenir, lui dit DM. Il aurait été content.
- Lorsque l'on fait une promesse, répondit Mô, un air sérieux sur son visage doux, il faut être certain de la tenir, surtout lorsque cette promesse est faite un enfant.
Enfin, Mô n'était pas venue pour une simple visite de courtoisie, bien que la présence de ces jeunes gens lui plaisait, une fois leurs déceptions passées. Si Ayoros s'était résolu à écouter Shaka, il ne voulait pas non plus que la jeune fille reste seule dans son studio. Il avait donc pensé qu'elle pourrait rester quelques temps chez Milo, le temps de remettre un peu d'ordre dans son empathie. Question superflue pour Milo, elle avait accepté de suite. D'autant, avait précisé Ayoros, mais la jeune fille ne l'écoutait déjà plus, que Mô pourrait garder Myu dès lundi et Milo pourrait venir à l'école. On appelait ça faire d'une pierre deux coups.
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Etablissements Scolaires Sanctuary (Saint Seiya)
FanfictionEt si les constellations n'existaient plus, oubliées à jamais. Et si les dieux avaient disparu, faute de se souvenir et de croire en eux, faute de les aimer. Que deviendraient alors les Saints ? Les personnages présents appartiennent à Masami Kuruma...
