Le lendemain, juste pour être sûre, je pris la Poudre de Cheminette pour aller directement dans la boutique de Fred et George.
Il était assez tôt, alors elle était vide de clients, et même les jumeaux n'étaient pas encore descendus.
Sûre qu'ils étaient probablement encore endormis, je me dirigeais vers l'étage et ouvrit la porte de leur appartement, qui était étonnamment déverrouillée.
Quand j'entrais, je pus voir que leur cheminée était déjà allumée, et qu'aucun bruit, mis à part les craquements du feu, ne s'élevait.
« Ces paresseux, » soupirai-je en secouant la tête, traversant le couloir pour ouvrir la porte de la chambre.
J'y vis Fred, dormant sur le lit en me tournant le dos, ses cheveux roux dépassant de la couverture qu'il avait remontée sur son visage.
Lentement, je m'avançais et m'assis sur le bord du lit, le secouant doucement. « Pssst. Réveille-toi, » murmurais-je.
Il s'étira dans son sommeil et se retourna enfin. Mais au moment où il retira la couverture de sa tête, je sautais sur mes pieds avec un glapissement en voyant le visage de George, qui me regardait d'un œil noir et endormi.
« Oh, crotte! » Je plaquais une main sur ma bouche avec surprise. « Pardon, je pensais que tu étais Fred.
« Oh, quelle petite-amie merveilleuse tu fais, Rogguy, » dit-il d'un ton sarcastique.
« Hé, ce n'est pas de ma faute! » rétorquais-je en le voyant bâiller. « Fred ne m'a pas dit dans quelle chambre il était, et je ne sais pas pourquoi je pensais que c'était la sienne. En plus, je ne pouvais pas voir ton visage! »
« Et bien, maintenant que tu as vu mon visage magnifique, tu peux aller dans la chambre à gauche pour voir ton petit-ami, » dit-il d'un ton grincheux, remontant les draps sur son visage.
« Très bien, » acquiesçai-je, quittant la chambre aussi vite que possible et ouvrant la porte de l'autre.
Essayant d'oublier mon erreur embarrassante, je refermais la porte derrière moi en entrant. Je vis Fred sur son lit, son visage éclairé par la lumière du soleil qui filtrait par la fenêtre.
« Freddie? » appelais-je doucement en m'approchant de lui.
Fred s'étira à ce son, et un sourire se dessina sur ses lèvres quand il me vit.
« Salut, beauté, » me sourit-il, ses yeux à moitié ouverts.
« Pourquoi êtes-vous encore au lit? » demandais-je. « Vous ne devriez pas être prêts pour travailler? »
« Nan, » bâilla-t-il. « Nous ne travaillons pas, les lundis. »
« Quoi?! » m'exclamais-je d'un ton furieux. « Et tu me dis ça maintenant? »
« Oui, » rit-il, refermant les yeux. « J'ai pensé que ce serait drôle. »
Secouant la tête, je poussais un soupir défaitiste. Mais sur ce, une pensée se fraya soudainement un chemin dans ma tête. Je retirais mes chaussures et marchais vers le lit, me glissant sous les couvertures à côté de lui.
Les yeux de Fred s'ouvrirent brusquement tandis que je remontais les couvertures au dessus de moi et me blottissais contre son torse. « Euh... Lex? Que fais-tu? »
« Je prends un jour de congé. »
Fred rit de nouveau, enroulant un bras autour de moi pour m'attirer contre lui. « Si cela va arriver à chaque fois que tu as un jour de congé, alors tu vas avoir des congés tous les jours. »
« Freddie. Ne t'y habitue pas, » dis-je en refermant les yeux avec un sourire.
« Dit celle qui ronronne presque. »
« Shh... apprécie le silence paisible. »
« Je préfèrerais faire quelque chose d'autre. »
Mes yeux s'écarquillèrent, le voyant me sourire. « Que veux-tu dire? » demandais-je d'un ton hésitant.
« Petit déjeuner, bien sûr! » dit-il joyeusement, sortant du lit. « Je meurs de faim. »
*****
J'attendis Fred dans le petit salon tandis qu'il prenait une douche rapide avant de sortir enfin, déjà habillé, et nous marchâmes ensemble vers la cuisine.
« Que veux-tu pour le petit déjeuner? » demanda-t-il, regardant ce qu'ils avaient. « Nous avons des œufs et... euh... nous avons juste des œufs. »
« Ça me semble très bien, » dis-je en haussant les épaules. Je m'assis derrière la petite table de la cuisine, qui n'avait que quatre chaises.
« Très bien, Miss Hooper, » dit Fred, sortant les œufs. « Prépare toi, parce que tu vas avoir le petit déjeuner le plus délicieux que tu n'ai jamais mangé. »
« Ah oui? » dis-je en haussant un sourcil, paraissant impressionnée. « Tu es bon cuisinier? »
« Je ne sais pas encore, » sourit-il avec un haussement d'épaule. « Mais nous allons le découvrir. »
Je riais, regardant Fred lutter pour faire des œufs brouillés. « Alors que faites-vous pour les repas, si vous ne cuisinez pas? »
« Le Chaudron Baveur, » répondit-il.
« C'est assez dangereux, maintenant, » dit-il. « Vous devriez être plus prudent quand vous sortez. »
« Vous avez peur de Vous-Savez-Qui? Craignez plutôt le Pousse-Rikiki, » dit-il, et je gloussais. « Nous voulons faire une affiche avec ce slogan. C'est génial. »
À ce moment, la porte de la chambre de George s'ouvrit, et il sortit d'un air assoupi, se frottant les yeux en bâillant.
« C'est le petit déjeuner que je sens? » sourit-il, entrant dans la cuisine. Mais son sourire s'effaça quand il vit ce que Fred cuisinait. « Et bien, il semblerait que nous allions passer la nuit à Sainte Mangouste, en fin de compte. »
« Ne sois pas ingrat, Georgie, » dis-je avec un sourire narquois. « Sois heureux que ce ne soit pas moi qui cuisine, ou tu serais mort avant de pouvoir ne serait-ce qu'atteindre Sainte Mangouste. »
Nous continuâmes de taquiner Fred alors qu'il cuisinait, mais quand les œufs brouillés furent enfin prêts, nous fûmes surpris de voir que ce n'était pas trop mal.
« Pourquoi n'as-tu pas cuisiné avant? » dit George. « Nous aurions pu économiser du temps et de l'argent! »
« Parce que je ne voulais montrer mes talents cachés qu'à ma petite amie, » dit Fred, m'adressant un clin d'œil.
Nous terminâmes notre petit déjeuner, mais nous tournâmes la tête vers la fenêtre quand nous entendîmes un hibou y frapper plusieurs coups, une lettre attachée à sa jambe.
« Je vais chercher ça, » dit George, se levant pour ouvrir la fenêtre.
Il prit la lettre de la patte de l'oiseau et, tandis qu'il s'envolait, George ouvrit l'enveloppe et parcouru la missive.
« Qu'est-ce que c'est? » demanda Fred, essayant de masquer l'anxiété dans sa voix.
« C'est de Bill, » dit George. « Il dit que nous ferions bien d'aller à la maison ce soir. Apparemment, il a une annonce à faire. »
« Une annonce? » demanda Fred. « À propos de quoi? »
« Je ne sais pas, » dit George en haussant les épaules, se rasseyant.
Je m'adossais à ma chaise en prenant une gorgée de ma boisson, souriante. Je savais exactement quelle était l'annonce.
Il était temps de dire bonjour à la future membre de la famille Weasley, Miss Fleurk.
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Moldue - Fred Weasley
FanfictionJe ne suis pas l'auteur de cette histoire, je ne suis que la traductrice. Tous les droits reviennent à @TinaX2 . Résumé: Lexi Hooper est fan d'Harry Potter depuis le tout début. Un jour, Lexi et son amie décident d'aller à la gare de King's Cross po...
