Alors que tout le monde était occupé à acclamer et à retourner dans sa salle commune, Hermione et moi nous dirigions vers les vestiaires pour féliciter Harry et Ron.
Mais apparemment, Hermione avait autre chose en tête.
« Je veux te parler, Harry, » dit-elle sévèrement avant de prendre une profonde inspiration. « Tu n'aurais pas dû faire ça. Tu as entendu Slughorn, c'est illégal. »
« Allez, Mione, » commençai-je, essayant de changer de sujet, « ce n'est pas la peine de — »
« Qu'est-ce que tu vas faire, nous dénoncer ? » demanda Ron, me coupant la parole.
« De quoi vous parlez tous les deux ? » demanda Harry en se retournant pour accrocher sa robe, mais je le vis sourire en coin.
« Tu sais très bien de quoi on parle ! » dit Hermione. « Tu as mis de la potion de chance dans le jus de Ron ce matin ! Du Felix Felicis ! »
« Non, je ne l'ai pas fait, » répondit Harry en se retournant vers elle.
« Si, tu l'as fait, Harry, et c'est pour ça que tout s'est bien passé, il manquait des joueurs chez les Serpentard et Ron a tout arrêté ! »
« Je ne l'ai pas mise ! » dit Harry en souriant largement.
Sur ce, il glissa la main dans la poche de sa veste et en sortit la petite fiole, encore complètement pleine.
« Je voulais juste que Ron pense que je l'avais fait, alors j'ai fait semblant, sachant que vous me regardiez. » Il se tourna alors vers Ron. « Tu as tout arrêté parce que tu te sentais chanceux. Tu l'as fait tout seul. » Il remit la potion dans sa poche.
« Il n'y avait vraiment rien dans mon jus de citrouille ? » dit Ron, incrédule. « Mais le temps était parfait... et Malefoy était malade et n'a pas pu jouer... Tu veux dire que je n'ai vraiment pas eu de potion de chance ? »
Harry secoua la tête. Ron le regarda bouche bée un instant, puis se tourna vers Hermione, imitant sa voix.
« Tu as mis du Felix Felicis dans le jus de Ron ce matin, c'est pour ça qu'il a tout arrêté ! »
« Tu vois ! Je peux arrêter des buts sans aide, Hermione ! »
Rien qu'à ces mots, je vis Hermione rougir profondément en le regardant.
« Je n'ai jamais dit que tu ne pouvais pas — Ron, toi aussi tu pensais que tu en avais eu ! »
Mais Ron était déjà sorti de la pièce, sa baguette sur l'épaule.
« Euh... on va à la fête ? » dit Harry, brisant le silence, tandis que je regardais maladroitement entre eux deux.
« Allez-y ! » dit Hermione, retenant ses larmes. « J'en ai marre de Ron en ce moment, je ne sais même pas ce que je suis censée avoir fait... »
Et sur ce, elle quitta le vestiaire en trombe.
Mais au lieu d'aller la rejoindre ou d'accompagner Ron et Harry, je remontai seule vers la salle commune. Pourtant, je ne participai pas non plus à la fête.
Je m'assis sur le canapé devant la cheminée et fixai les flammes. J'adorais lire des histoires pleines de drame, mais je détestais en être au cœur.
J'aimais ces trois-là de tout mon cœur, mais les jours amusants me manquaient, ceux où je parcourais le château à faire des bêtises et à piéger Rusard avec Fred et George, parfois même avec Lee.
Mais maintenant, assise là entourée de gens, je me sentais plus seule que je ne l'avais été depuis très longtemps.
Je posai mon menton dans ma main en regardant les flammes dansantes, mais je fus distraite par des sifflements derrière moi.
En me retournant légèrement, je vis Ron dans les bras de Lavande Brown, en train de l'embrasser.
Mais à ce moment-là, j'aperçus une fille aux cheveux en bataille quitter la salle commune. Sachant que c'était Hermione, je quittai le canapé et me précipitai à sa suite.
De loin, je la vis entrer dans la première salle de classe ouverte. Soupirant de tristesse, je m'approchai et entrai à mon tour, refermant doucement la porte derrière moi.
« Salut, » dis-je doucement en avançant vers elle.
Hermione était assise sur le bureau de devant et, en me voyant, elle passa rapidement ses doigts sur son visage pour essuyer ses larmes.
Je pinçai les lèvres, m'assis à côté d'elle sur le bureau, sans vraiment savoir quoi dire pour la consoler, mais déterminée à lui apporter du réconfort.
À ma grande surprise, c'est elle qui prit la parole en rompant le silence.
« Tu as de la chance, tu sais, » dit-elle d'une petite voix. « Fred a l'air d'être... un gars bien. »
Je savais qu'Hermione n'approuvait pas Fred et George, mais d'après ses mots, je comprenais qu'elle ne parlait pas de ses moments les plus turbulents.
« Tu sais... » commençai-je en soupirant à nouveau. « Les choses finiront par s'arranger. Tu ne le vois peut-être pas maintenant... mais elles le feront. »
Elle ne répondit pas, et à la place, leva sa baguette et fit apparaître une volée de jolis oiseaux jaunes qui volèrent tristement autour d'elle.
Je passai alors un bras autour de ses épaules pour la réconforter. Mais à ce moment-là, nos têtes se tournèrent brusquement lorsque quelqu'un ouvrit la porte.
« Hermione ? » En levant les yeux, nous vîmes Harry entrer.
« Oh, salut Harry, » dit-elle d'une voix cassante. « Je m'exerçais juste. »
« Ouais... ils sont — euh — vraiment beaux... » dit Harry maladroitement.
« Ron semble bien profiter de la fête. »
« Euh... vraiment ? » répondit Harry.
« Fais pas semblant de ne pas l'avoir vu, » dit Hermione. « Il ne se cachait pas vraiment, n'est-ce pas — ? »
La porte derrière nous s'ouvrit de nouveau avec fracas et, à notre horreur, Ron entra, tirant Lavande par la main en riant.
« Oups ! » dit Lavande en nous apercevant, avant de ressortir en gloussant. La porte se referma derrière elle.
Un silence mortel s'installa tandis qu'Hermione fusillait Ron du regard, alors que lui évitait soigneusement de croiser le sien.
Elle descendit alors du bureau, la petite volée d'oiseaux dorés continuant de virevolter autour d'elle.
« Tu ne devrais pas laisser Lavande attendre dehors, » dit-elle calmement. « Elle va se demander où tu es passé. »
Ron la fixa sans bouger, soulagé qu'elle ne réagisse pas plus violemment. Mais soudain, Hermione leva sa baguette et s'écria :
« Oppugno ! »
Les oiseaux filèrent alors comme des balles dorées vers Ron, qui poussa un cri et se couvrit le visage alors qu'ils le picoraient et le griffaient de toutes parts.
Pendant qu'il essayait de les repousser, Hermione quitta la pièce à toute vitesse, disparaissant de notre vue.
Harry et moi sortîmes nos baguettes pour tenter de sauver Ron, en vain. Lorsqu'on parvint enfin à se débarrasser des oiseaux, je rangeai ma baguette et courus après Hermione.
Elle n'était pas dans la salle commune, et en vérifiant dans le dortoir, elle n'y était pas non plus.
De plus en plus inquiète, je parcourus le château, regardant dans chaque salle de classe, entrant dans chaque pièce pour la retrouver.
Mais je m'arrêtai finalement en passant devant une salle de bain... et j'entendis quelqu'un pleurer à l'intérieur.
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Moldue - Fred Weasley
FanficJe ne suis pas l'auteur de cette histoire, je ne suis que la traductrice. Tous les droits reviennent à @TinaX2 . Résumé: Lexi Hooper est fan d'Harry Potter depuis le tout début. Un jour, Lexi et son amie décident d'aller à la gare de King's Cross po...
