Les propos de Julian étaient l'humiliation de trop pour Anna. Ce qu'elle venait d'entendre ne laissait plus place à aucun doute dans son esprit. Julian était peut-être aussi abjecte que généreux, mais rien ne lui donnait le droit de la mépriser de cette façon inhumaine. Il lui sera impossible d'encaisser plus.
La jeune femme savait cependant qu'il était déjà trop tard. Avec une simple signature sur un bout de papier, elle avait vendu son âme au diable tout en s'enfermant dans les profondeurs de l'enfer. Elle était prise au piège, et elle ne pouvait même pas lutter pour s'en évader.
Son contrat était signé, sa famille fondait de grands espoirs sur cette opportunité, et elle-même s'était déjà attachée à son travail et aux différents défis qui l'attendaient. Elle n'avait plus le droit de gâcher tout cela à la première insulte reçue. Toutefois, fière comme elle était, elle décida de
défendre son honneur contre les attaques virulentes de Julian.
— Si mon apparence vous insupporte à ce point-là, vous n'avez qu'à ne plus poser vos regards sur moi !
— Sincèrement, miss Carson. Ne vous vous êtes sentie gênée au milieu de vos subordonnés durant la tournée ? Lui demanda Julian avec son calme légendaire.
— C...comment ?!
— Ma question est claire, miss Carson. N'étiez-vous pas gênée durant toute la tournée à cause de votre apparence ? Ne me mentez pas, je vous ai bien observée.
Dominée par les regards d'acier de Julian, Anna perdit une nouvelle fois tous ses moyens face aux arguments de son cruel patron. Il n'avait pas si tort que cela. Effectivement, elle fut très gênée en faisant face aux regards moqueurs et méprisants de ses collègues. Sa honte ne venait pas cependant de son apparence. La jeune femme était tout simplement impressionnée car c'était son premier jour.
— Peut-être que je l'étais un peu, mais ce n'est pas pour...
— C'est oui ou non, miss Carson ? Insista Julian sur un ton autoritaire.
— Oui, mais...
–– C'est oui, donc. Pourquoi me faire perdre mon temps, bon sang ! Rouspèta Julian tout en descendant de son véhicule.
Totalement dépassée par ce qui se passait, Anna n'arrivait plus à suivre le rythme de cette bataille imposée par lui. Avant même de poser un jugement sur la situation qu'elle vivait à ses côtés, Julian lui ouvrit la portière, et l'invita à descendre avec une glaçante courtoisie.
–– Miss Carson, je vous en prie.
Bipolaire....
Voici le seul mot qui traversa l'esprit d'Anna pour expliquer le comportement si contradictoire de Julian. La jeune femme était consciente que cela n'annonçait rien de bon pour elle. Pour s'adapter et endurer les changements d'humeur subits et imprévisibles de son patron, elle n'avait plus le choix que de s'armer de patience et d'ingéniosité.
Après avoir descendu de la voiture, et avant même de placer le moindre mot, Julian lui ordonna de le suivre, puis la laissa dans la rue. La jeune femme se rendit compte avec dégoût que son avis ne comptait pas, et que l'homme d'affaires la traitait tel un chien à dresser.
— Je ne suis pas prête à payer ce prix-là même pour un salaire de quatre zéro. Conclut-elle.
La jeune femme suivit Julian dans le boutique avec la ferme attention de lui exprimer son mécontentement. Elle fut arrêtée dans son élan en le trouvant entourée par toutes les vendeuses du magasin.
Le spectacle était aussi déroutant que fascinant. Julian était comme un sultan au milieu des femmes de son immense harem. Il semblait très à l'aise en étant ainsi cerné par une horde de tigresses affamées et désireuse de lui arracher un peu d'attention. Il distribuait avec un sourire ravageur des mots gentils et des caresses innocentes qui parvenaient à calmer l'appétit féroce de cette horde féminine.
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Pour te quitter dis-moi je t'aime
عاطفيةÀ trente neuf an, redoutablement manipulateur et belliqueux, diaboliquement fourbe et intelligent et sacrément charismatique et viril, Julian succède à son impitoyable grand-père à la tête de la dynastie des Hunter et du géant pétrolier le Hunter Gr...
