GAGNANT WATTYS 2021 ⭐
Un mystérieux chat noir pourchassé par l'armée libère un jeune prisonnier ayant participé, quelques années plus tôt, à la dernière guerre des Balkans.
Au fur et à mesure d'une traque qui se poursuivra au travers de l'Europe et...
Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.
La jeune dame qui venait de faire feu dans les rêveries du félin noir marchait dans un couloir recouvert de panneaux de boiseries aux sculptures ornementales dorées et au sol revêtu d'une moquette bleu empire - une synthèse entre la laine et le nylon ; il y avait également des consoles patinées aux pieds courbés en volute sur lesquelles reposaient des pots contenants plusieurs variétés de pavots à opium.
Elle croisa un garde cagoulé qui veillait sur l'endroit et pressa le bouton d'appel de l'un des deux ascenseurs qui se présentaient à elle. Elle patienta. Elle entendit un curieux bruit de percussion et, au bout d'un court instant, un second. Elle fronça les sourcils. Le son anormal se répéta, encore et encore. Elle se dirigea vers l'autre porte d'ascenseur et posa une oreille dessus. Elle se décida à en déclencher son ouverture. Ses yeux devinrent alors aussi ronds que des billes. Elle découvrit dans la cabine, à sa grande stupeur, la dame au peignoir de bain occupée à se cogner la tête contre l'une des parois métallique.
<< Aurore ! >>
Elle se précipita à l'intérieur, saisissant la pauvre femme par l'épaule.
<< Il faut qu'il arrête !
— Aurore ! Qu'est-ce qui ne va pas ?
— Arrête ... >>
La dénommée Aurore cessa de se brutaliser et fondit en larmes. Son front était rouge, présentant de légères égratignures.
<< Tout va bien, Aurore ... Tout va bien ... certifia la jeune dame en la prenant dans ses bras. Où est Mégaclès ?
— Il me frappe ...
— Quoi ? Mégaclès te fait du mal ?
— Ho ... Notre neveu est gentil ... Il me rassure ...
— ... Alors, qui ?
— ... Ramène-moi dans ma chambre, Sélène. Ramène-moi ... Je ne me sens pas bien. >>
Anselme et Izidor étaient à la traîne, sur les piles de conteneurs, par rapport aux fantassins et à Ingmar ; une partie s'était éparpillée à l'intérieur du navire et une autre s'était tactiquement positionnée à l'extérieur de la superstructure. Quand les deux compères furent assez proches de la plate-forme sur laquelle se trouvaient toujours l'homme d'affaires et le Capitaine, ce dernier les interpella : << Hé ! Vous deux !
— Oui ? répondit instantanément Izidor.
— Je viens de recevoir une alerte de mon service de sécurité. Ils ont repéré un intrus dans le bateau, un garçon d'une vingtaine d'année avec un pantalon orange. Il ne fait pas partie de l'équipage, c'est un passager clandestin ... J'imagine que c'est lui que vous recherchez ...
— Où est-il ? questionna Anselme.
— Il était au troisième étage mais il s'est enfui ... À mon avis, il s'est déjà fait attraper, il ne peut pas aller bien loin ... >>
Le petit homme violâtre se tourna vers son binôme.
<< Je vais prévenir Larsson ... >>lui annonça-t-il en tapotant sur le cadran de son instrument de mesure du temps.