Punk rock love.

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Pensionnat de Londres. «Ah!, une autre fille de riche», pensez-vous. Hé bien oui, mes parents ont de l'argent. Que voulez-vous? Je n'ai pas choisis mes parents. À vrai dire, si j'avais pu, j'en aurais pris d'autres. J'aurais choisis des parents plus présents et moins préoccupés peur leurs comptes bancaires.

Ils m'ont mis en pensionnat pour se débarrasser de moi. Ils ne voulaient pas voir à quel point ils ont raté mon éducation. Je me suis éduquée moi-même dès l'âge de 12 ans. J'ai commencé à me teindre les cheveux dès l'âge de 13 ans. Ce qui les énervait, c'est que je choisissais généralement des couleurs qui ne se fondent pas dans la masse. Je prenais toujours les couleurs les plus flashs et les plus colorées. Surtout, je prenais des couleurs non naturelles. Je me suis ensuite fait percée la lèvre lorsque j'ai eu 14 ans. Cet à ce moment qu'ils m'ont envoyé en pensionnat.

Ils ont dit que je devais soigner mon apparence. Ils ont dit que mon image ne leur convenait pas, que je n'étais pas assez comme eux. Je devais être la petite fille parfaite alors que j'ai les cheveux roses ainsi que des mèches bleus et un piercing. J'ai refusé de faire ce qu'ils voulaient. J'ai refusé de me plier à leurs attentes. Il était maintenant trop tard pour faire ce qu'ils voulaient de moi.

Me voilà donc en pensionnat à Londres depuis 3 ans. Je m'y suis habituée, évidemment, mais j'ai été aidée. Mon ami Michael y a été pour beaucoup, d'ailleurs. Mon ami Michael a un piercing au sourcil et à la lèvre et lui, ses cheveux sont de couleur lilas avec une touche de noir. Lorsque je l'ai rencontré, ils étaient d'un bleu métallique. Ils ont ensuite été bleu pâle, roses, noirs et rouges, noirs et bleus, mauve... C'est ce qui m'a attiré vers lui. Comme moi, il était percé et ses cheveux étaient colorés. Je me suis identifiée à lui.

Nous marchions dans les couloirs en bavardant. Nous nous dirigions à nos casiers, revenant du cours de maths. C'était une journée comme les autres, en apparence. Tout allait bien. Nous avions passés la bande de connards sans encombre. Du moins, jusqu'à ce que Dave, le petit prétentieux, ouvre sa grande trappe.

«Hey, Clifford, elle est bonne?

-Je reviens, marmonna-t-il en se tournant vers lui.

-Mickey, laisse tomber, chuchotais-je.

-J'vais lui éclater la gueule, haussa-t-il en marchant dans sa direction.

-Michael, non!»

Trop tard. Michael l'a poussé contre un casier avant de lui balancer un poing en pleine gueule. Dave n'a même pas eu le temps de riposter qu'aussitôt Michael lui balança un autre coup, cette fois dans l'estomac. Il fut ensuite séparé de sa victime par les responsables des élèves, toujours énervé.

Les membres du personnel l'ont escorté jusqu'au bureau du directeur. Il m'a frôlée en passant. Ses yeux, tristes et désolés, mais toujours emplis de haine, ont croisé les miens l'espace de quelques secondes. Sa main a effleurée la mienne en passant. Je l'ai suivie du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse dans le «couloir de la discipline».

Je me suis fais du sang d'encre durant toute la durée de sa discussion avec le proviseur. J'étais inquiète et j'avais peur. Il risquait d'être expulsé du lycée à cause de ce qu'il a fait. Il risquait d'être expulsé parce qu'il m'a défendue. Est-ce que je culpabilise? Ça oui!

J'étais assise à son casier à attendre qu'il ne revienne avec de bonnes nouvelles. Je me rongeais les ongles jusqu'au sang lorsque je le vis marcher vers moi. Il s'assoya à côté de moi, aucune émotion sur le visage.

«Alors?

-Je me suis récolté quelques retenues.

-Combien?

-2 semaines.

-Oh, Michael, murmurais-je en me collant à lui, soulagée. J'ai eu si peur...

-Peur de quoi?

-Peur de te voir partir, peur de te voir m'abandonner.

-Moi? Jamais. Je serai toujours là pour te protéger.

-Mickey, tu as failli te faire renvoyer à cause de moi.

-Pour toi.

-Tu as failli te faire expulser pour moi!, m'exclamais-je, énervée.

-Je m'en fiche.

-Quoi?

-Je ferrais n'importe quoi pour te protéger.

-Si tu n'es plus là, tu ne pourras plus me protéger.

-Crois-moi, je trouverai toujours un moyen de parvenir à mes fins.

-Je n'ai pas besoin que tu me protèges.

-Tu te souviens de ton arrivé ici?»

La première fois que j'ai mis les pieds au pensionnat, j'ai été intimidée par l'immensité des lieux. Mes parents m'ont déposée, puis sont aussitôt repartis après m'avoir embrassée. J'étais seule au milieu d'une école qui m'était inconnue. J'étais perdue. J'ignorais comment me rendre à ma chambre.

Deux connards -membres de la bande de Dave- m'ont approchée. Ils ont tourné autours de moi comme des vautours sur une proie. Ils ont lancé des remarques inappropriées sur mon corps. Malheureusement, j'étais encerclée. Je ne pouvais pas me sauver.

Puis, soudainement, ils ont reculé avant de s'éloigner. J'ai vu ce garçon aux cheveux bleus et au sourcil et à la lèvre percés s'avancer vers moi. Il a jeté un regard meurtrier aux deux idiots avant de se tourner vers moi.

«Tu es nouvelle toi, a-t-il constaté.

-Qu'est-ce qui te fait dire ça?

-Tu ne t'es pas éloignée lorsqu'ils t'ont approchée.

-J'aurais dû?

-Ce sont des connards et des pervers, alors oui.

-Merci du conseil.

-Toi, t'as besoin d'aide.

-Ça se voit tant que ça?

-T'en fais pas, je vais me charger de toi.»

Il m'a conduite à ma chambre en m'expliquant les règlements de l'établissement. Puis, il m'a raconté des ragots sur les élèves et m'a recommandé de me tenir loin de certains. Chaque jour, il est venu me chercher à ma chambre afin de me reconduire à mes classes. Après mes classes, il me raccompagnait à mon casier. Il était là, partout où j'allais. Ou était-ce l'inverse? Je l'ignore. Ce que je sais, c'est que je suis devenue sa protégée et sa meilleure amie.

«Je peux me débrouiller, maintenant.

-Tu sais que tu as besoin de moi. Tu l'as dis toi-même, tu as eu peur de me perdre.

-J'avais peur de perdre mon meilleur ami, murmurais-je.

-Ton meilleur ami...

-Ça pose un problème?

-Disons que j'aurais aimé être plus.»

Et, en disant ça, il s'est levé. Il s'est mis à marcher de long en large devant moi comme s'il regrettait d'avoir parlé. Je me suis remise sur mes pieds. Je l'ai ensuite pris par les épaules afin qu'il arrête de bouger, puis je l'ai embrassé. J'ai posé mes lèvres sur les siennes. Il a enroulé ses bras tatoués autours de moi avant de me soulever, les mains sur mes cuisses alors que mes jambes étaient enroulées autours de sa taille, mes doigts dans ses cheveux.

«Pourquoi tu me l'as pas dis plus tôt?

-Et toi alors?

-...tu veux être ma punk rock à moi?

-Seulement si tu veux bien être le mien.»

Mille et une vies. [Imagines]Des histoires addictives. Découvrez maintenant