Quelquefois j'aimerais retrouver la colline
Et sa lumière orange allongeant les silences,
Et son vieil arbre étrange à la mémoire immense,
Et cet étang auprès où se cachait l'ondine.
J'étais un protecteur des choses féminines ;
Ma crainte de vieillir sise au cœur de l'enfance,
Et ma peur de faillir, parmi ma dépendance,
Formèrent la couleur de ma vie enfantine.
Mais le temps a passé, et tous ces vœux sont nuls ;
Il est trop déformant d'appeler à ces rires,
Car sitôt qu'on se ment, on se laisse attendrir,
Y ayant effacé l'insidieux ridicule :
Je croyais à l'Image en un monde inconnu !
Lors, je cesse l'hommage à ce pauvre ingénu.
Écrit le 20 septembre 2024. Publié le 20 février 2025.
