Pour mes funérailles

3 0 0
                                        

Je ne veux plus sortir car dehors tout est vide,

Et dedans où je vis, à présent qu'il est mort,

Un désert torturant me déprend et me mord :

N'importe où me poursuit son empreinte vivide.


Il était constamment ma tendresse et mon guide,

J'aimais tant son esprit, sa bonté, ses efforts ;

Son placide secret me manque et me perfore ;

Sans sa vitalité, je ne suis que languide.


Personne ne sut voir combien il était d'or,

On le taxait d'orgueil, mais maintenant qu'il dort

Il n'y a plus un homme, alors nul ne décide,


Dehors, rien n'est sensible...

                                                           Et au sein de mon corps,

Il ne reste qu'un mal d'une détresse acide

Qui ne veut plus sortir vers ce morne décor.


Écrit le 3 février 2025. Publié de 19 juin 2025.

HormisOù les histoires vivent. Découvrez maintenant