C'est un homme qui marche, un printemps de campagne ;
Il foule les sentiers, ses plus fiables amis,
Allant d'un pas entier, sans parents, sans famille,
Ultime patriarche, il n'a plus de compagne.
Ils ont tous déserté l'Austère qui éloigne :
Ses filles et son fils, redoutant ce tamis,
De sa muraille lisse, âpre et sans compromis,
Ont quitté la fierté comme on fuit la montagne.
Cependant, l'esprit sûr, sans regret, toujours vert,
Tel un fruit resté mûr, il est encore ouvert,
Et sa conscience libre, éclairée, est fidèle ;
Pour ses Vertus, auguste, intègre et souverain,
Il va seul mais le buste impassible et serein,
Et doit cet équilibre à se réclamer d'Elles.
Écrit le 24 mars 2025. Publié le 9 novembre 2025.
