Coupable du rut

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Pardonne-moi, Amour, si je te chosifie :

Quand vient l'heure du rut, sans merci de ton nom,

Je ne pense qu'au but, ostensible pennon

Où ma lance toujours sert son propre défi.


Égoïste et vicieux, mon élan me suffit :

Lorsqu'en moi l'instinct clame : « Assaillons et prenons ! »,

Foin de l'épithalame et négligeant tes : « Non... »,

Je n'entends que mon dieu de jouissance et de filles.


Si au moins tu avais caché un peu ton cul,

Masqué ta femme hanche et comprimé tes seins,

J'eusse été moins mauvais et tu n'aurais vécu

Encore ce dimanche en mes odieux desseins.


... À ce répit, Gamine, un de tes sourcils plisse ?

Tu aimes trop ma pine et je connais ton vice !


Écrit le 15 février 2025. Publié le 19 août 2025.

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