Paralysie du temps sexuel

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Dans la sensation d'onde où mugit le plaisir

Langoureux, lancinant – délicieuse morsure –,

Où l'on n'est qu'une sonde ou qu'un profond gésir,

La minute est un an, rien n'arrive et tout dure.


En ces mouvements lourds où se cherchent les corps,

Dans les heurts et le bruit, l'éternité demeure.

De l'introspection sourd un infini transport

Pour qu'en sa claire nuit rien ne vive ou ne meure.


L'entretien de caresse introduit d'amples stases :

Tout paraît une halte en la Félicité ;

Le souci du temps cesse où se maintient l'extase,

Et l'abandon s'exalte avec perpétuité.


Écrit le 11 octobre 2024. Publié le 1er mars 2025.

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