Aïsha Kandisha ~ Chapitre 17

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La voix aiguë de l'adolescent pluricentenaire les enjoignit de s'arrêter

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La voix aiguë de l'adolescent pluricentenaire les enjoignit de s'arrêter.

Courant à vive allure, elles atteignirent enfin la sortie de ce tunnel sans fin.

Entretemps, durant leur course, les deux femmes avaient abandonné leurs valises, dans le but de maximiser leurs chances d'échapper à l'individu qui les suivait sans relâche.

Déa ouvrit violemment la porte puis à sa suite, Axelle s'éjecta à l'extérieur.

En sueur et la respiration haletante - plus sous l'effet du stress qu'à cause de l'effort physique -, elles fermèrent ensemble la porte de leurs deux mains.

Avant de prendre le chemin inverse, qui les avait menées là.

Soudain, Axelle remarqua que les sacs poubelles de l'un des containers bougeaient beaucoup trop pour n'être parasités que par des rats.

La main dans celle de sa copine, elle s'arrêta net, stoppant l'autre immédiatement dans son mouvement vers l'avant.

- Regarde, lui dit-elle à l'oreille avant de lui montrer par un petit geste du menton l'agitation présente et nettement visible sous certains sacs faits d'une matière grise.

L'ex danseuse exotique avaient complètement omis l'existence du petit ogre.

Leurs deux paires d'yeux étaient complètement figés, concentrés et presque fascinés par ces gros sacs pleins de restes de plats, parfois à peine entamés.

Le remue-ménage se faisait de plus en plus sonore et apparent, lorsque Déa observa que les énormes boîtes à ordures vert foncé étaient collés au sol.

Contrairement aux récipients destinés aux ordures ménagères ordinaires, ceux-ci n'étaient pas légèrement surélevés par rapport au par-terre.

De la même manière, ils ne possédaient donc pas de petites roues...

L'orpheline le fit observer à sa copine, au moment précédant l'évacuation d'un corps, surplombé d'une vilaine tête aux yeux rouges.

Le blanc de ces derniers s'avérait de couleur noire.

De plus, la chose ressemblait à s'y méprendre aux cadavres ambulants, qu'on pouvait observer dans n'importe quelle franchise de films de morts-vivants.

L'être grogna, avant de dévoiler sa dentition abominable, dans un rictus tout aussi horrible.

Axelle et Déa étouffèrent un cri, quand le zombie quitta presque gracieusement le récipient.

Avant de laisser tomber ses pieds puants sur le sol jonché de crottes de rats.

Paralysées de terreur pendant un instant, elles fixaient cette chose sans même penser à l'attaquer.

Comme si le fait de simplement poser les yeux sur son enveloppe malodorante, nourrie de détritus et de chair pourrie, suffisait à lui donner envie de quitter les lieux.

Ni la suceuse de graisse ni celle de sang ne pensèrent un seul moment à attaquer le monstre.

La chose se pourlécha les babines de sa langue noire et d'une certaine manière morte, avant de bondir sur Axelle.

Cette dernière hurla, sous les yeux effarés de Déa qui réagit trop tard.

La main de la jeune femme aux cheveux rouges se détacha de la sienne.

Puis l'entièreté de son corps fut propulsée dans la cavité gorgée de déchets.

Déa bondit à leur suite, mais une main mince et puissante attrapa sa veste et la rejeta en arrière.

Tombant lourdement au sol, son regard surpris et haineux croisa celui de Grégory, lorsqu'elle releva la tête.

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