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L'eau découvrait son contenu sous l'effet des coups de pelle d'Analivia.
Il était tard, à cette heure-ci la concurrence était partie se coucher.
Parmi elle, il n'y avait quasiment que des hommes, ou bien des filles de veuve comme elle.
C'était plutôt lucratif, en comparaison de bon nombre de métiers facilement accessibles, le commerce de sable.
Avant d'aller vendre le matériau à une entreprise employant de construction, l'ouvrière creusait le sol avant de passer le contenu au tamis.
Après quoi, elle jetait les grains mouillés dans un seau.
Puis recommençait.
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On ne pouvait réellement dire qu'Analivia aimait son métier, néanmoins pour une raison obscure elle n'avait pas encore pensé à la suite de sa vie active...
Après tout, dénicher puis vendre des micro-cailloux, ce n'était ni plus difficile ni plus désagréable qu'un emploi aux champs ou à l'usine.
Et que dire des pauvrettes offrantes de syphilis et apparentées pour quelques maigres billets...
Non, décidément la jeune femme ne se sentait nullement à plaindre.
Dans quelques années, lorsque sa mère terminera d'éponger les dettes qu'elle avait contracté afin de les faire vivre tous les trois pendant un certain temps, Analivia prendrait même son premier appartement...
Quoi qu'il en soit, ce soir-là la marchande de sable avait fini par se rendre compte que quelque chose clochait.
Tout d'abord, ses collègues étaient partis drôlement tôt.
Tellement en avance, en comparaison de leurs horaires habituelles qu'elle ne les avait même pas vus quitter la rivière.
C'était curieux, intrigant, mystérieux.
Bien qu'elle soit une femme, qui plus est jeune et plutôt pas laide, Analivia persévérait à racler le lit du cours d'eau.
Néanmoins, dans le même temps, elle taisait la voix lui intimant de quitter les lieux au plus vite.
C'était qu'il y en avait de l'argent à se faire, dans cette rivière.
Elle creusa donc, encore et encore.
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Au bout d'un moment, ses épaules, sa nuque, son dos, ses bras tout entiers et même ses mains lui firent suffisamment mal pour qu'elle s'autorise à faire une pause.
Analivia se releva alors de tout son long, essoufflée, les mollets et les bras trempés.
C'est alors qu'enfin, elle la vit.
La raison qui avait fait fuir tout ce beau monde.
Flottant sur l'eau telle une barque, à la manière d'un canard progressant à très lente allure, le cadavre d'un vieillard bien connu de la marchande de sable s'approchait dangereusement de cette dernière.
La stupeur l'empêcha de parler, néanmoins l'effroi ne tarda pas à arriver dans son estomac.
L'homme n'était pas n'importe qui : c'était à lui que le sable tant convoité était vendu, pour qu'il le distribue ensuite à son équipe.
Celle-là même qui faisait pousser de nouveaux immeubles un peu partout dans les environs.
Car il était riche, ce vieillard.
Bien nanti et pourtant, la convoitise de ses différents héritiers n'était pas franchement un secret.
Son fils lui-même, lorsqu'il avait un coup dans le nez, aimait à dire qu'il balancerait bien le vieux à la flotte, un de ces quatre.
Manifestement, si ce n'était pas lui, l'un de ses homologues avait, directement comme indirectement, rempli sa mission.
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