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Il était encore tard quand le gynécologue auscultait sa dernière patiente de la journée.
Vingt heures trente, vingt-et-une heures à la maison.
À ce rythme-là, la femme de Côme risquait bien de découvrir qu'il avait a minima une maîtresse.
Néanmoins, parce qu'il aimait l'argent et vouait une haine sans borne aux poseuses de lapin, celui dont le cabinet affichait une heure de fermeture de dix-huit heures terminait son service généralement une bonne heure grand minimum plus tard que prévu.
Ses sombres auscultations rapportaient gros, ça oui.
D'autant plus que le propriétaire, directeur et praticien de la clinique gynécologique prénommé Côme était plus que demandé.
En effet, il se disait de lui qu'il était un faiseur de miracles, qu'il pouvait provoquer la germe d'une graine dans le terreau même quasi infertile de n'importe quelle femme encore réglée.
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De ce fait, le génie de la procréation qui possédait une technique infaillible ou presque roulait sur l'or et ne se consacrait depuis peu quasiment qu'à ça.
À quoi bon s'amuser à n'effectuer que d'abominables frottis, poser des stérilets et prescrire des pilules lorsque pareille niche existait.
Un tel besoin, qu'il satisfaisait à longueur de journée non sans ignorer qu'il avait sans aucun doute épousé la plus naïve des poules pondeuses.
Celle-là lui avait donné trois beaux enfants, qui bien sûr n'allaient certainement pas reprendre l'affaire familiale.
Quoi qu'il en soit, Côme termina donc sa tâche la plus productive de sa dernière visite avant d'inviter la patiente concernée en manque d'enfant à se rhabiller.
Or très rares exceptions, tellement rares qu'il les triait sur le volet, jamais le docteur n'autorisait le mari ou autre conjoint de ses clientes à assister à sa technique miraculeuse.
Secret médical oblige.
À la place, il leur avouait avoir inoculé une substances particulièrement sensible aux spermatozoïdes.
Simultanément, il encourageait les patientes à déclencher naturellement la fécondation avec leur partenaire.
Après quoi, celui-là les retrouvait lors de l'entretien final, celui où la grossesse était constatée.
Parfois aussi - mais pour ceci, Côme refusait systématiquement -, l'une de ses anciennes clientes insistait pour qu'il rencontre le fruit de son travail d'expert en procréation.
C'était là la limite de l'homme d'affaires : il aidait son espèce à se perpétuer, néanmoins en aucun cas il n'acceptait que ses dignes héritières soient mises au même niveau que ces bâtards.
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Les progénitures d'un autre homme, juridiquement comme moralement.
Parfois il est vrai, il craignait qu'un beau jour, l'une des folles qu'il avait accompagné afin qu'elle se retrouve en cloques ne réclame un test de paternité...
Là, l'homme marié diplômé en gynécologie se retrouverait mal.
Car son avocat le lui avait assuré : leur faire signer une décharge n'empêchait absolument pas le produit qu'elles mettraient par la suite au monde de lui réclamer des subsides.
Ou pire : une partie de son patrimoine, lorsqu'il viendrait à décéder.
Ceci était sa plus grande terreur.
C'étaient en effet à ses enfants officielles, légitimes et portant son nom qu'il réservait ce grand privilège.
Les autres n'avaient qu'à demander à leur maman pourquoi donc elle était comme plein d'autres tombée enceinte de son médecin, et non d'un mari.
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