Bang

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Goméïsa lisait tranquillement le quatrième tome de Game of Thrones lorsqu'un bang sonore l'interpella

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Goméïsa lisait tranquillement le quatrième tome de Game of Thrones lorsqu'un bang sonore l'interpella.

D'après ses tympans, celui-ci venait de la cuisine.

Ainsi, très agacée mais également légèrement effrayée, l'assistante maternelle s'y rendit.

À pas de loup.

Et en prenant bien soin de récupérer au passage de quoi se défendre.

En l'espèce, elle ne trouva rien de plus dur, léger et pratique à utiliser que la télécommande de la télé.

« C'est sûrement le chat », pensa la jeune mère célibataire.

Effectivement, Éridan se plaisait régulièrement à escalader absolument toutes les surfaces que comportait cet appartement.

Concernant ce dernier, Goméïsa l'avait loué en catastrophe à la suite d'une rupture avec son conjoint violent.

Concernant ce dernier, Goméïsa l'avait loué en catastrophe à la suite d'une rupture avec son conjoint violent

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Depuis, elle vivait dans la peur qu'il vienne la retrouver.

Et se venger.

Toutefois, son avocate, le juge et même les policiers qui l'avaient amené au tribunal avaient été clairs : désormais, il ne ferait pas de mal à une mouche.

C'était un tout nouvel homme, bien loin de la bête féroce frustrée de sa misérable existence, baignant dans l'alcool afin de supporter le quotidien qu'il avait longtemps vécu.

Alors qu'elle n'avait actuellement que vingt-six ans, lui en avait trente de plus.

Ce qui n'avait dans un premier temps pas le moins dérangé la minette d'alors seize ans.

Qui plus est, le prédateur n'était pas n'importe qui : avant de l'engrosser deux fois, Marc employait son père, sa mère et même son frère.

Il était responsable de l'usine qui employait la majorité des ouvriers environnants, et qu'en temps normal, Goméïsa aurait dû rejoindre dès la fin de sa scolarité.

Néanmoins, si elle quitta bien les bancs de l'école à seize ans révolus - et trois jours exactement -, au lieu d'aller travailler sous les ordres du contremaître dans ladite usine, celle-là s'en alla plutôt directement dans sa propre demeure à lui.

Ce qui ne dérangea pas beaucoup sa mère : tant que la pauvrette avait de l'argent...

Qu'elle se trouve là sous la coupe de quelque homme malintentionné ne la turlupinait guère.

Tout comme son frère et son père.

La vie avança donc, de mal en pis pour Goméïsa, jusqu'à ce jour

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La vie avança donc, de mal en pis pour Goméïsa, jusqu'à ce jour.

Sans le secours de leur bambin à peine capable de composer le numéro que sa maman lui avait un jour indiqué, nul doute que celle-ci serait ce jour déjà bien morte.

Enterrée et grignotée par-ci par-là par les vers.

Ou bien carbonisée et répandue dans l'herbe.

Quoi qu'il en soit, en cette tiède nuit de printemps, la mère de famille vivant encore toujours un peu dans la peur craignait bien la venue de cet homme.

Le bien dans lequel elle logeait était fort mal en point.

De l'extérieur, quelqu'un d'habile était totalement apte à entrer et sortir.

Heureusement, seul le chat et ses colocataires savait comment s'y prendre.

Pour preuve : lorsque Goméïsa entra dans la cuisine, la télécommande et une assez grosse voiture en plastique à la main, elle ne trouva absolument rien.

Courageusement, elle alla même jusqu'à allumer la lumière mais là encore, sur le pas de la porte de la réserve à Granola, elle n'observa que le mobilier et une vaisselle en train de tranquillement sécher.

En conséquence, elle repartit alors se coucher.

De toute manière, comme elle s'en fit la réflexion, en cas d'intrusion son fils ou sa fille auraient hurlé de terreur.

Aucun doute là-dessus.

Leur mère se glissa donc dans ses draps encore chauds, tandis qu'à l'autre bout de l'appartement, dans l'une et l'autre des chambres des enfants, ceux-ci reposaient les bras en croix.

Pendant ce temps-là, dans la cuisine, Marc répéta dans le sens inverse le procédé qu'il avait découvert en observant le chat, pour se glisser dehors en toute discrétion.

Pendant ce temps-là, dans la cuisine, Marc répéta dans le sens inverse le procédé qu'il avait découvert en observant le chat, pour se glisser dehors en toute discrétion

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